Partager l'article ! La Sorcière et le Dragon 2 .: ...
"Ne regardez pas en arrière. Quelque chose pourrait vous rattraper "
de Satchel Paige.
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Kalistha ramassait toutes les bluettes qu’elle pouvait tenir dans sa petite main de fillette. Elle s’était
faufilée par la porte du cellier pendant que ses parents et amis continuaient de ranger les provisions dans le souterrain creusé sous le village. Là, ils espéraient échapper à la vengeance de la
Sorcière.
— Mon enfant, il est vraiment magnifique ce bouquet dit une voix derrière elle.
Kalistha arrêta sa cueillette, puis sans réfléchir, elle se mit à courir en laissant tomber toutes ses fleurs
sur le tapis de mousse verte où elle se trouvait. Elle entendit derrière elle de nouveau la voix de femme et au même moment elle se trouva figer. Elle aurait pu en rire, si elle n’avait pas si
peur, ses jambes et bras bloqués dans l’air lui rappelait les positions grotesques données aux poupées de bois quand elle jouait avec ses sœurs. Mais cette fois s’était elle le pantin.
Elle entendit au-dessus d’elle un léger froissement d’étoffes et elle vit apparaitre dans un glissement
feutré, une femme vêtue de blanc.
— Je vois que ma réputation me précède jeune fille, naguère je serais passé près de toi te prodiguant un
sourire, mais par ces temps troublés, il en sera tout autrement dit la Sorcière d’un ton neutre.
Tout en parlant elle avait levé la main gauche au-dessus de la tête de Kalistha. Le corbeau noir qui se
trouvait sur l’épaule de la Sorcière jusque là, pris son envol dans un claquement d’ailes menaçant.
— Mon enfant, tu vas accomplir une mission pour moi (tout en parlant elle venait de poser la paume de sa main
les doigts relevés vers le ciel sur les cheveux de Kalishta).
— Aller Silakhta, viens à moi proclama la Sorcière tout en ôtant vivement la main du cuir chevelu de
l’enfant.
La Sorcière ne cilla même pas quand du sommet du crane à l’entrejambe de Kalistha, une déchirure partagea son
petit corps en deux parties distinctes. Dans la gerbe de sangs et de chairs qui s’ensuivirent apparu un être fait de feu dont la corpulence et la taille surplombait la Sorcière de toute sa
puissance. Même ainsi dominée la Sorcière n’esquissa pas le moindre geste de recul.
— Silakhta regarde moi, accorde moi toute ton attention dit-elle d’une voix douce.
L’être embrasé chancelant depuis son apparition, pris sa consistance définitive à la voix de la Sorcière et
pliant soudainement son corps de flammes approcha sa face rouge et jaune tout près de son visage.
— Va au village, c’est le dernier où il reste des âmes à collecter,
sois sans pitié ! Puis rejoins tes semblables lui dit-elle dans un étrange sourire.
Avec la même soudaineté qu’il s’était penché vers elle, Silakhta repris sa position initiale et sans
hésitation, il quitta les sous-bois.
Elle commença aussi à se déplacer vers l’orée du bois. Elle savait ce qui l’attendait sur la vaste plaine
derrière les arbres.
En effet la première agression à terrain découvert fut une averse de flèches qu’elle n’eut aucun mal à
détourner d’un geste. Continuant d’avancer, elle devina plus qu’elle perçut les attaques menées conjointement sur ses côtés. Sur son flanc droit une large troupe de fantassins couraient vers elle
dans un long cri vengeur, sur son flanc gauche déboulait une cavalerie en pleine charge. Dans le même temps apparu devant elle une large ligne fait de boucliers. Elle engagea le combat sur tous
les fronts. Adepte de la magie noire, elle puisa dans ce pouvoir pour faire disparaitre des rangs entiers de soldats et de cavaliers .
Par contre, ces attaques restaient inefficaces contre la digue en bronze qui progressait vers elle. Quand
elle fut encerclée de toutes parts, plusieurs globes d’énergies bleues furent lancées sur elle, depuis la haie des boucliers.
La Sorcière put en contrecarrer plusieurs, mais submergée par le nombre, elle fut absorbée par une des sphère
d’énergie.
Elle comprit que sa force vitale diminuait rapidement aspirée par les parois bleues, elle ne pouvait pas se
défendre, le charme employé dépassait en puissance toutes ces capacités de résistances.
Dans une étrange torpeur, elle vit venir vers elle, un cavalier. Celui-ci s’arrêta à porter de
voix.
— C’est donc toi la Sorcière, la faucheuse d’âmes ? L’interpellât-il d’un ton haineux (se redressant sur la
selle de sa monture, il s’adressa à la foule des combattants autour de lui).
— Moi grand Duc, représentant des cinq Duchés du royaume d’Anjart, je te condamne toi Sorcière à être
décapitée pour répondre de tes crimes, ta tête ira rejoindre celle du Dragon et de son trésor dans la salle des trophées dit-il avec un mauvais rictus dessiné sur la bouche.
Dans l’engourdissement physique où elle se trouvait, la Sorcière ne réagit pas à la disparition de sa prison
bleutée autour d’elle et à l’exécution de la sentence par un des sbire du Duc. Mais quand sa tête par la fougue de son bourreau, s’éleva au-dessus de l’armée, elle balbutia un mot dans son
dernier souffle.
Une nuée ardente s’abattit aussitôt sur le royaume d’Anjart qui brûla, calcina et vitrifia ces contrées pour
toujours.
La déferlante de feux s’arrêta à la frontiére Nord en se dissipant au pied du monolithe noir de la Sorcière
et de l’antre du Dragon.
Elle est pas tendre la sorcière, même la tête coupée elle dévaste tout ! J'ai vu qu'il y avait quelques fautes d'étourderies, attention ! Je dis ça mais j'en laisse souvent aussi !
Salut Malek.
Effectivement elle n'est pas tendre la Sorciére, mais que veux tu il ne fallait pas toucher à son pote le Dragon !
Je relis Malek, je relis...
Merci pour ton passage.