CouvDon.jpgQuatrième de couverture:

Depuis des siècles, un membre de la famille Thirsk sert le roi de Morgravia comme général des armées, mais aucun n’avait jusque-là prêté allégeance à un noble aussi cruel que Celimus. Et aucun n’était aussi jeune que Wyl Thirsk, général à 17 ans.
Aussi, lorsque Wyl Thirsk est forcé par Celimus à assister à la torture de Myrren, une jeune femme accusée de sorcellerie, il craint de devenir le premier de sa lignée à trahir son serment.
A la tête d’une bande de mercenaires disparates, ne pouvant faire confiance à qui que ce soit, Wyl est envoyé en mission diplomatique dans un pays voisin. A chaque pas, la trahison le guette, et il commence à se demander s’il rentrera chez lui sain et sauf.
Mais Myrren, reconnaissante de la compassion dont il avait fait preuve à son égard, a fait un don extraordinaire à Wyl qui va changer sa vie pour toujours… le pouvoir du Dernier Souffle. 

Voici typiquement le genre de livre où l’on se dit : « Allez, un dernier chapitre… » Ne commencez pas à lire Le Don le soir, surtout si vous devez vous lever tôt le lendemain matin !
Robin Hobb.



                          Un sortilège bien encombrant.


"Elles sont encore là, mon dieu!
Tant pis je continue de toute façon d'une manière ou d'une autre elles se trouveront sur ma route, autant en finir "

Frankheur se débrouillait toujours pour rentrer dans ses quartiers à la tombée de la nuit, à part quelques serviteurs affairés aux derniers corvées du soir, il ne rencontrait jamais personne de sa condition dans les différents couloirs le menant à sa chambre.
Il souffrait du manque de relation avec les autres habitants du palais aux Epées mais c'était mieux ainsi, il ne voulait pas devenir le sujet de toutes les conversations dans ces lieux de hautes quiétudes où le moindre événement même des plus insignifiant pouvait être commenté, raconté , enjolivé ou encore mieux complétement transformé.
Non vraiment la solitude était pour lui un moindre mal.

Mais ce soir là voyant ces deux belles femmes à l'affût sous un chandelier mural à quelques pas de son appartement, il sut.
Il y avait bien eu ces derniers jours des portes s'ouvrir et claquer à son passage, des murmures soufflés dans son dos, des silouhettes se déplaçant au rythme de sa démarche mais il avait toujours espérer ne pas en être la cause.

Ses pas le déposérent un court instant devant les courtisanes.

_Bsoir Mesdames  dit-il et tenta de repartir d'un pas plus véloce.

_ Non ! Il est hors de question de vous laissez partir aussi facilement dit Dame Chemereuil en le rattrapant par le bras, venez un peu à la lumiére que nous puissions voir votre apparence, toujours cacher dans l'obscurité du couchant, à la lumiére de ces bougies.

_Pfiit siffla entre ses lévres Dame Deistal, je ne pensais pas trouver chez un homme se dissimulant à la vue de tous un aussi triste et magnifique visage.

Essayant de se dégager d'un petit mouvement brusque Frankheur ne fit qu'augmenter la pression de Dame Chemereil sur son poignet.

_Je vous tiens et je ne vous lacherais pas sans voir s'illuminer sur votre doux visage un beau sourire cela sera notre récompense pour vous avoir attendu aussi longtemps.

_Je regrette mais votre attente aura été veine, je vous remercie de vos compliments Mesdames mais je ne pense pas avoir le coeur à vous faire plaisir ce soir, peut être un prochain jour dit-il de plus en plus mal à l'aise.

_Soit, n'en parlons plus je vous laisse à votre solitude et à votre tristesse.

_Quoi tu le laisses partir, mais moi je voulais en savoir plus sur lui, toutes ces heures dans le froid pour rien, toi vraiment, je ne te comprendrais jamais lança d'un ton boudeur Dame Deistal à son amie.

Frankheur libéré profita de ce début de querelle pour se diriger rapidement vers son havre de paix .

_Je comprends ta fustration ma chère mais tu vois le prochain plaisir que me feras monsieur ce ne sera pas avec un simple sourire qu'il me le donnera dit Dame Chemereuil.

La main sur la poignée Frankheur se retourna et regardant Dame Chemereuil dans les yeux lui offrit dans un ultime don de soi l'un de ces plus beaux sourires jamais accordé à une femme mais à la seconde où sa bouche se contracta pour l'esquisser , Frankheur saisit d'effroi ouvrit sa porte et s'engouffra vivement dans son vestibule laissant ses admiratrices sous le charme de son geste.
Malheureusement en allant vers son lit, il entendit le vacarme assourdissant produit par la pluie incessante qui venait de ce déclencher dans le couloir à partir du chandelier où se trouver quelques minutes plus tôt peut être "l'amour de sa vie".
En enfonçant sa tête sous son édredon pour ne plus entendre la folie qu'il avait déclenché, il savait être pour beaucoup de monde maintenant le sujet de conversation pour les prochains mois.

Le lendemain quand aprés avoir débarrassé, enlevé, déblayé, nettoyé et surtout parfumé tous les couloirs de l'immense batisse une question obséda la majorité de ses habitants remis de cette giboulée de poissons de toutes tailles.
Mais que faisait dans une aile aussi peu fréquentée et a une heure aussi tardive, la femme et la soeur du roi des Epées.

Elles étaient les deux seules victimes des fortes précipitations de la nuit...

                                             

 (Mille visages)










Vendredi 28 décembre 2007
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_Je vous trouve bien pâle pour une si jeune personne installée à mes côtés.

 _Oui je vous vois un peu mieux maintenant avec votre moustache naissante au-dessus de votre petite bouche pincée par l'angoisse, les fins sourcils blonds surlignant des yeux en amandes pour l'instant  fermés.
La couleur gris cendrée prise par la peau de votre long visage.
Vos cheveux blonds ébouriffés par le vent.

 _Vous voulez un peu d'eau ?

 _Vous ne pouvez pas me parler?

 _ Je n'arrive pas à comprendre vos drôles mouvements de tête?

 _ Alors je vais en profiter pour vous raconter l'histoire de ma vie, d'habitude personne ne m'écoute mais là comme vous êtes sanglé sur ce siége voisin du mien en grande détresse morale et physique, je vous sens prêt à m'écouter.

 _Tiens vous avez ouvert vos yeux, je trouve leur couleur magnifique ce bleu océan va m'inspirer.

 _Je suis donc né en Asie, il y a cinquante ans. Mes parents sont morts dans un accident de voiture le jour de mes dix ans. A vingt ans je gagne mon premier million de dollars en bourse; à trente ans ma troisième épouse demande le divorce et la garde de nos cinq enfants après m'avoir surpris dans le lit conjugal avec ma première femme dont j'avais divorcé quelques années plus tôt;  à quarante ans je réchappe de justesse à l'attentat contre la statue de la liberté (d'ailleurs ma photo sur cette évènement à fait le tour du monde);  pour finir c'est mon anniversaire aujourd'hui et...

 _Stop!

 _Hein, quoi vous parlez mais ce n'était pas prévu!

 _Oui je parle et fermez-la par pitié!  Ce n'est vraiment pas le moment.

 _Me taire moi, Armand de la Hautiére, dernier du nom?
Il en est hors de question. Rien ne m'empêchera de parler et surtout pas vous et, au fait, vous vous nommez ?

 _Max Finn et je vous supplie d'arrêter de jacasser. Vous fatiguez moi et les gens autour de nous. Surtout, et je ne sais pas si vous vous en rendez compte Armand, mais vous hurlez depuis le début de votre monologue, alors suffit !

 _Comment osez vous m'appeler par mon prénom et ce ne sont pas deux ou trois péquenots, eux aussi bloqués sur leurs fauteuils, qui vont décider pour moi ?

 _Mais bon sang ! Je vais vous mettre un bâillon sur la bouche si vous continuez.
Vous ne voyez-vous pas la terreur sur nos visages, la peur de mourir dans nos yeux?
Et vous, la seule chose vous venant à l'esprit et à la bouche c'est l'histoire de votre vie. On s'en fout, laissez-nous en paix Armand.

 _ Bien, Max si je peux me permettre, vous savez ce n'est pas des projections sur nous de morceaux de métal arrachés aux parois, le vent entrant dans notre petit espace pour nous secouer et nos corps attirés vers l'avant à grande vitesse qui vont m'impressionner et me rendre muet.

 _Vous savez Max, je voulais seulement combler le grand silence de nos peines, par les mots de nos vies avant le grand bang, c'était simplement cela.

 _Je vous comprends Armand et je suis content de vous avoir connu et
si vous le voulez bien nous pouvons faire encore une chose.

 _ Je vous écoute.

 _ Armand et vous autres, unissons notre force dans un ultime cri d'adieu pour nos proches et amis avant notre prochaine disparition.

 _Je suis d'accord Max, dit Armand, essuyant quelques larmes sur son visage devenu blanc.




(aurent font 01/09/2007)


Mercredi 26 décembre 2007
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Oser croisé le fer.
Sans toucher la porte de l'enfer.
Que les gardes de chairs.
Surveillent du haut de leurs chaires.
Je veux tout faire.
Avec mon épée de fer.
Taillant dans l'atmosphère.

Coupant dans les basses sphères.
Réchauffant ma lame dans le cheire.
Pour tuer les monstres de mon enfer.
Pourquoi quitter des choses si terre à
taire.

(Koulou pour le dessin et Mille visages pour le texte )                                     

 


Dimanche 23 décembre 2007
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