1°.
Lui tenir le pied pour l'empècher d'avancer
2°.
Maintenir la porte fermée avec mon poids.
3°.
Appliquer une légére pression pour le faire pivoter.
4°.
Humer sa délicieuse odeur.
5°.
Ne pas céder à la tentation du grand vide et du carnage.
6°.
Attendre l'heure du in-ju.
7°.
Attraper le pied suivant et le renverser.
8°.
Tout en l'amenant à la hauteur de ma bouche passe boule savourer ces innombrables cris et hurlements.
9°.
Frémir quand son corps noueux se casse entre mes griffes d'ivoires pour devenir une boule carmin.
10°.
La laisser tomber et apprécier son jus parfait.
 
VOTRE SERVITEUR
LE GARDIEN.




Lundi 7 janvier 2008
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        Pourquoi je m'obstine à pleurer .
Je ne peux pas revenir en arriére.
Dommage.
Pourtant c'était une bonne idée, acheter un lit ailleurs que dans un  supermarché.
Parcourir les antiquaires et trouver l'objet rare.
Appartenant à personne d'autre.
Désirer l'unique.

Eh!!! Miracle.
 Dans une petite boutique aux rideaux gris, je découvre caché sous la poussière et les toiles d'araignées, un sommier avec un tour de lit en bois massif et un matelas, le tout accroché par des vieilles cordes de lin jaunies par le temps.

Incroyablement bien conservé je l'achéte sans réfléchir.
Je régle mon futur couchage à un vieil homme sans dents et je charge ma marchandise tant convoitée sur le toit de ma voiture.
Tout en roulant vers ma maison je prends concience qu'une seule chose ma vraiment fait acheter ce tas de bois.
La frise qui se déploie tout autour du cadre en bois.
Je n'avais jamais rien vu d'aussi beau auparavant.

Voilà je viens de me coucher, fatigué et  courbaturé je ne pense plus qu'a dormir.
Mes rêves sont troublés par de sombres murmures venu de l'intérieur du lit.
Insuffisant pour me réveiller je n'ouvre les yeux que sur le petit matin avec une gêne sur le ventre.
Je tente de sortir du lit quand je me rends compte qu'un bras fait de bois sort du matelas du côté droit pour m'enserrer  la taille et s'enfoncer dans le cadre devenu noir à ma gauche.
Je me débats, j'essaye de sortir de ce carcan, tape des poings sur le bois, crie, appel.

La nuit arrive me trouvant dans cette position.
Je dors par intermittence déterminé à trouver une solution dès le lendemain.
quand des profondeurs de ma prison s'éleve un chant qui augmente d'intensité au fil des secondes. 

                                            
                                     Les premiéres paroles parviennent à mes oreilles avec l'apparition de formes blanches traversant mon corps.
Cinq, dix, vingt, cinquante silhouettes humaines se mettent à danser, faire la ronde, marcher au pas, gisticuler au-dessus de moi et surtout viennent me crier dessus leurs chants hystériques.
Je n'en peux plus c'est insoutenable, cela fait trois heures que cela dure mais pour moi c'est devenu une éternité.
                                                  Quoi!!! Enfin?
Le chant s'est interrompu ainsi que les danses.
                        Mais je sens.......                                               
A SUIVRE
                                         
                                           
(MILLE VISAGES)                

Mercredi 5 décembre 2007
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Je ne peux plus réfléchir.
Je fais tout pour atténuer ces cris avec dans les oreilles mes doigts, puis tout ce qui me passe sous les mains, des morceaux de cotons, du papier journal, des bouts de tissus arrachés sur mes vétements.
Enfin tout pour échapper à cette horreur.
Mais rien n'y fait.
Mon mal de tête augmente avec l'intensité de ces hurlements.
Tout a commencé avec l'apparition de cette tête tout juste visible mais dont les yeux ne sont plus logés dans les orbites et d'où sort plus bas, sa langue blanche et boursouflée.
Tout d'abord surpris je pensais faire une hallucination, un mauvais trip.
Mais quand cette chose à ouvert toute grande sa bouche sans dents et c'est mis à hurler, j'ai su que l'enfer venait toquer à ma porte.

Je ne plus supporter cette plainte.
Il faut que je sorte de la maison.
Je suis dehors mais elle me suit.
Je cours, je dérape et reprends, dans un instant de course frénétique, mon équilibre dans la rue pour essayer de lui échapper.
Mais elle est encore là, à mon niveau.
Vite, toujours plus vite.
J'accélère mais je n'arrive pas à la distancer.
Les quelques passants se trouvant près de moi me regardent étrangement.
Je me mets à délirer, dire des mots bizarres
Mon cerveau ne m'appartient plus.
Je ne peux qu'hurler ma triste douleur.

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhh!!!

Lundi 3 décembre 2007
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