Partager l'article ! La lumiére des étoiles.:   ...
"Ne regardez pas en arrière. Quelque chose pourrait vous rattraper "
de Satchel Paige.
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" Monsieur Pétoche ".
Adrien, en pleine crise de larmes, mit fin à sa guerre de tranchées contre son père. Celui-ci venait une fois de plus de le mettre dans son lit. Adrien déclenchait les hostilités tous les soirs lorsque ses parents éteignaient la lumière de sa chambre.
Il avait une peur panique du noir.
― Adrien, tu dois dormir, demain tu ne pourras pas te lever pour aller à l'école lui dit son père en colère.
Surtout reste couché ! je ne vais pas passer ma nuit à te courir après.
La porte de la chambre de ses parents fermée, Adrien se trouve de nouveau seul. Les ombres allaient une fois
de plus se déplacer à la périphérie de son lit. Elles remonteraient doucement le longs des murs pour venir se pencher au-dessus de lui. Adrien se cachait alors sous sa couette, il n’avait
trouvé que cela pour ne plus les voir.
― Viens jouer avec moi, lança tout à coup une petite voix venue de nulle part.
Caché, Adrien ne bougea plus.
― Viens me parler, renchérit la petite voix.
Adrien retenait maintenant son souffle. Il serrait dans une de ses petites mains son ami et confident,
"Monsieur Pétoche", un ours poilu et sans couleur.
― Tu ne dois pas avoir peur, viens me rejoindre sous le lit, dit encore la voix
Adrien en soulevant la couette regarda les étoiles fluorescentes apparaître au plafond. Ce n’était pas la
première fois. Il lui était déjà arrivé de les apercevoir.
— Bon. Tant pis, je commence
sans toi renchérit la voix et elle commença à chanter doucement.
— Du noir, je sors mes yeux.
— Dans la main, je joue avec leurs formes.
— D'une main à l'autre, je trouve leurs places.
— Donne moi les tiens, prends les miens.
— De tes mains, elles traceront notre doux voyage.
— Arrête tout de suite ! Mon papa va t'entendre, intima Adrien.
— Ne t'inquiète pas il dort. Alors tu viens ? repris la voix.
Pas rassuré du tout Adrien se déplaça vers le bord de son lit, par défi, il envoya d'un geste brusque son
petit ours en éclaireur. Celui-ci s'écrasa au sol sans un bruit .
— Bien le bonjour "Monsieur Pétoche", vous jouer ? Alors soyez le bienvenu parmi nous.
Adrien aperçu alors un halo rouge éclairer faiblement sa peluche tomber sur la moquette, dans une position
des plus grotesques et sans qu'aucune main n'apparaisse l'ourson disparut soudainement sous le lit.
— A toi maintenant, nous formerons ainsi un joli trio souffla légèrement la voix.
Adrien poussez par la curiosité envoya ses petites jambes par dessus son lit et se laissa glisser au
sol.
Baissant sa tête sous la barre en bois maintenant son matelas, il réprima un léger frisson.
Se tenaient là devant lui, assis en face de "Monsieur Pétoche," un petit garçon aux yeux rouges.
— Tu vois ce n'est pas compliqué approche et mets toi à ton aise.
Adrien rampa vers eux, mais il resta allongé.
— Bien nous voilà tous réunis. Ici présent, "Monsieur Pétoche," Adrien et Epone votre serviteur. Je vous
propose le jeu du voyage pour débuter, toi Adrien tu répètes une nouvelle fois le couplet, "Monsieur Pétoche" et moi nous allons t'accompagner.
— Je ne sais pas si je vais me rappeler tous les mots, dit Adrien toujours impressionné par les deux iris
rouges fixés sur lui.
— Ce n'est pas grave je t'aiderais, récite, dit Epone.
— Du noir, euh...Ah oui, je sors mes yeux.
— Dans la main je joue avec leurs formes.
— D'une main à l'autre, je trouve leurs places…
Et en même temps que les mots, les phrases glissaient sur ses lèvres.
Les mains de son nouveau compagnon de jeu formaient rapidement de rouges arabesques dans l'espace les
séparant.
Il dessinait des cercles s'en dessus dessous.
Il traçait au hasard des points magnifiques.
Il modelait un pont de mouvements entre eux.
Il dessinait de plus en plus vite un monde de jeu.
Adrien subjugué par le spectacle offert à ses yeux, continua de répéter les mots sortant si facilement de sa
bouche, maintenant.
Au sourire de son nouvel ami, il sut qu'il était sur la bonne voie.
— Donne moi les tiens, prends les miens.
— De tes mains, elles traceront notre...
Dans un flash rouge, ils disparurent soudainement.
Monsieur Pétoche resta en équilibre précaire; puis dans un lent mouvement, alla écraser son petit museau de
mousse noire à l’endroit où se trouvait Adrien quelques instants plus tôt.
Merci pour la relecture et le "coaching" de Carole Lussier.
Pouvoir.
C’est une lumière blanche qui sort de la boite posée devant moi.
Les raies brillantes projetées avec force vers l’extérieure de celle-ci viennent de prendre une teinte
bleutée.
Tout cela ne m’inquiète pas outre mesure, au contraire depuis le moment où cette lueur à toucher mes doigts,
une douce sérénité c‘est installée en moi.
Je continue à soulever la partie supérieure du coffret. Et comme en réponse à la diffusion rapide de la
couleur bleue à travers la pièce, mes appareils électriques cessent de fonctionner l’un après l’autre.
Exit le frigo, la clim et l’ordinateur portable, plus enclin au mélodrame mon mobile se met à fondre dans un
léger chuintement, sous mon regard bienveillant.
Nouveau changement et c’est une jolie couleur argentée qui se déploie sous mes doigts.
Maintenant les ampoules des luminaires s’éteignent une à une, ma lampe de bureau résiste encore quelques
secondes, avant de laisser comme seul source de lumière, l’intérieur du coffret.
L’éclat augmentant son expansion, se sont les ampoules de l’éclairage public qui cessent aussi tout
rayonnement.
A ce moment là, me soulevant légèrement de ma chaise pour voir la nuit s’emparer lentement de la rue, mes
doigts lâchent brusquement le montant du coffret.
La lumière à nouveau prisonnière, émet un sifflement sourd.
Je suis dans l’obscurité et le silence.
Mes mains caressent le coffret.
Une seule question m’obsède depuis la disparition des couleurs et la réponse qui prend forme, ne me plait
guère...
a suivre...
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